Poésie
La poésie est une réflexion des émotions humaines. Il y a des sentiments que la prose ne peut pas expliquer. On doit penser et jouer avec les mots et les phrases comme un poète si on veut exprimer les sentiments compliqués. Surtout, l’amour est peut-être l’émotion la plus complexe. Il est confus, sensuel, difficile, merveilleux, et parfait. Il rend l’homme fou. Il est très difficile de parler d’amour sans raisonner de façon superficielle. On doit être sérieuse, et en même temps, vif et précis. Il est difficile d’atteindre un équilibre entre la réalité et la fantaisie quand on parle d’amour. Quand on exprime les sentiments d’amour dans l’écriture, il faut parler dans une voix réelle, qui n’est pas forcée. Jacques Prévert, le poète des ouvriers du 20e siècle, a beaucoup de succès quand il parle d’amour parce qu’il fait des jeux de mots, et utilise les techniques littéraires qui montrent mieux la nature de l’amour. Prévert croit que la réalité de nos rêves est très importante. Sa poésie reflète le contraste entre le monde de la fantaisie, de l’amour, de la liberté, et des rêves avec le monde des hommes. Cette juxtaposition entre le monde des rêves et la monde des réalités est une base parfaite pour penser et parler de l’amour. Dans son poème Cet amour, publié dans le livre Paroles en 1946, Prévert décrit un amour tendre, mais avec des problèmes aussi. Il fait tant de descriptions et de comparaisons qui montrent ce qu’est son idée de l’amour.
La métaphore est une technique poétique qui est très utilisée par les écrivains pour illustrer une chose ou une idée, au lieu de dire simplement ce qu’il est. Presque tout le poème Cet amour est une comparaison entre les dispositions d’esprit, les adjectifs, les actions et l’amour. Le poème commence avec quatre vers qui donnent directement les adjectifs pour caractériser l’amour. « Cet amour/Si violent/Si fragile/Si tendre/Si désespéré » (140). Les vers courts mettent accent sur chaque mot lui-même. Ensuite, Prévert fait une comparaison entre l’amour et le jour. « Cet amour/Beau comme le jour/Et mauvais comme le temps/Quand le temps est mauvais » (140). Cette comparaison est intéressante parce qu’elle n’est pas conclusive : il peut changer si le jour change. L’amour est beau seulement si le jour est beau. À cause de cela, on peut supposer que l’amour est un sentiment qui peut changer et qui est éphémère. Il commence avec l’idée de mouvement, et cette sensation dure pour presque pendant tout le poème, sauf un moment au milieu du poème quand il dit « notre amour reste là » (141). Après cela, il commence une grande liste de métaphores qui sont les dernières du poème. « Têtu comme une bourrique/Vivant comme le désir/Cruel comme la mémoire/Bête comme les regrets/Tendre comme le souvenir/Froid comme le marbre/Beau comme le jour/Fragile comme un enfant » (141). Ces métaphores qui n’arrêtent pas peuvent sembler trop dures pour les lectures, mais cette intensité illustre la force de l’amour. À cause de ces métaphores, le poème devient plus que des mots organiser en vers, il devient une expérience qu’on peut sentir.
Dans son poème Cet amour, Prévert fait une description d’un amour qui a besoin d’être sauvé, mais ce n’est pas évident s’il parle d’un amour spécifique ou général. Les lectures ne savent pas les noms ou les personnalités des deux amants. Les pronoms qu’il utilise semblent donner l’impression qu’il parle du dehors de l’histoire des deux amants. Pendant une page, il compare l’amour avec la peur, le jour et d’autres choses sans dire un mot sur les personnes dont il parle. Bien qu’il dise « le mien » après un page, la première fois qu’on voit le sujet personnel est quand il dit « je », après la moitié du poème. « Il nous regarde en souriant/Et il nous parle sans rien dire/Et moi je l’écoute en tremblant/Et je crie/Je crie pour toi/Je cri pour moi/Je te supplie/Pour toi pour moi et pour tous ceux qui s’aiment/Et qui se sont aimés/Oui je lui crie/Pour toi pour moi et pour tous les autres/Que je ne connais pas/Reste là/Ne bouge pas/Ne t’en va pas » (141-2). Encore, il joue avec l’idée de mouvement et de stabilité. Après ce grand passage avec plein d’importance, il s’arrête soudainement. Peut-être Prévert veut que les lectures pensent un moment a tout ce qui se passe. Bien qu’il n’y ait pas beaucoup d’action, il y a beaucoup d’émotion. Dans ce poème, l’émotion prend une place plus haut que les actions. C’est plus important parce qu’il s’agit de l’amour, qui est l’émotion la plus forte. Il semble que cet amour dont il parle est troublé par quelque chose que les lectures ne peuvent pas voir. Ce n’est pas un poème triste, mais grave. « Tends-nous la main/Et sauve-nous » (142). Les lectures restent avec un sentiment d’impuissance, mais on ne peut que lire le poème, on ne peut pas le sauver. Prévert crie les ressacs avec les mots quand il joue avec les changements entre le mouvement et la stabilité. Peut-être Prévert veut dire que les ressacs imitent l’essence de l’amour.
Quoique les thèmes du poème soient indispensables pour mieux le comprendre, il est nécessaire d’analyser la composition et la formation des mots avec l’idée des thèmes. Dans Cet amour, Prévert utilise les groupes de trois pour commencer les vers. « Aussi vraie qu’une plante/Aussi tremblante qu’un oiseau/Aussi chaude aussi vivante que l’été…Et il nous parle sans rien dire/Et moi je l’écoute en tremblant/Et je crie… Je crie pour toi/Je crie pour moi/Je te supplie » (141-2).Cet accent mis sur le premier mot de la ligne et la répétition de sonorité du premier mot est efficace parce qu’il donne un sentiment d’insistance. À cause de la répétition, on sait que ces vers sont importants. Avec les groupes de trois, il insiste que les vers sont profondes. En plus, avec un mot, Prévert joue avec les formes comme adjectif, verbe et nom. Il dit que l’amour et comme quelque chose (un adjectif, peut être), et dans le prochain vers, il dit que cela est parce que l’amour fait quelque chose. L’adjectif devient un verbe. Il y a plusieurs exemples de cet situation dans le texte. « Cet amour guetté/Parce que nous le guettions/Traqué blessé piétiné achevé nié oublié/Parce que nous l’avons traqué blessé piétiné achevé nié/oublié » (140-1). Dans un cas, la répétition des mots à des formes différentes met l’accent sur le mot lui-même. Il semble que l’amour est une émotion active : elle est capable de faire beaucoup d’actions au « nous » du poème.
Un poème doit avoir une âme, sinon, il ne sera pas suggestif ou efficace, particulièrement, un poème dans lequel il s’agit de l’amour. Quand on parle de l’amour, on ne peut pas être trop réel, ni trop fantastique. On doit trouver le juste milieu entre les deux mondes. Prévert parle si bien de l’amour parce qu’au fond, il est un réaliste, le poète des ouvriers, contre les institutions et l’autorité. D’un côté, c’est un poète qui croyait a la réalité de nos rêves. Il s’intéresse beaucoup au surréalisme, et cette idée mitigée avec son fond de réalisme est une combinaison parfaite pour parler de l’amour. Cet amour est un vrai poème d’amour parce qu’il est actif, significatif, puissant, triste et optimiste.